En dépit du prolongement au 31 janvier 2007 de la date limite du passage au contrôle technique des véhicules immatriculés entre 1996 et 2000, le rush sur les stations concernées continue.
Si avant la date butoir initiale (31-12-2006) il fallait justifier d'un jeton préalablement délivré par les gérants de quelques stations, actuellement on procède à tour de rôle. Les automobilistes retardataires, très souvent victimes d'une mauvaise vulgarisation de l'information continuent d'observer une interminable queue pour passer le fameux examen technique.
Au niveau de l'agence Cota de Rouiba, l'une des plus importantes unités de contrôle technique de la région d'Alger, la pression est toujours aussi forte même si cela est loin de ressembler au «déluge» vécu durant les derniers jours de décembre écoulé. Sur place, une chaîne de véhicules s'étend à perte de vue.
Les plus chanceux sont ceux qui ont pris leur place aux aurores ou encore ceux qui auront carrément pris la décision d'y passer la nuit. Interrogés, quelques-uns ont simplement évoqué un souci de confiance. «Personnellement, je ne fais pas confiance.
Comme ils n'ont pas pris le soin de nous informer convenablement sur cette opération et décider subitement d'une prolongation jusqu'à la fin de ce mois de janvier, l'on peut très bien se retrouver avec une autre décision qui annule la prolongation.
Moi, je préfère me sacrifier pour une nuit à la belle étoile et repartir avec mon procès-verbal au lieu de m'exposer aux sanctions qui accompagnent la non-observation du contrôle technique» a expliqué un automobiliste rencontré devant l'entrée de la Cota de Rouiba. Sur la banquette arrière de sa voiture «gît» une grosse couverture de couleur marron.
Pour des raisons d'organisation, le grand portail d'entrée a été maintenu fermé. L'accès est régulé. Les voitures pénètrent par vague de 10 pour chaque piste de contrôle, sachant que l'unité Rouiba de la Cota dispose de quatre pistes opérationnelles dédiées aux véhicules légers en plus d'autres pistes pour les poids lourds.
A notre passage, il a été possible de constater que l'opération se déroulait dans le calme. Les automobilistes, stationnés à l'extérieur, attendaient tranquillement dans leurs voitures. A chacun son «truc» pour tuer le temps. Journaux, musique, sieste, jeu sur téléphones portables et même des projections de DVD pour une personne qui dispose de cet outil à l'arrière de sa voiture.
A l'intérieur, c'est beaucoup plus animé. Les techniciens vêtus de blouse bleue et armés de télécommandes s'emploient à la tâche. Muni d'un scanner, ils passent au crible les pièces maîtresses de l'automobile. Selon M. Djamel Krim, chef de service exploitation réseau à la Cota, le plus dur a été éprouvé durant les derniers jours du mois de décembre où les équipes ont travaillé sans relâche de 7h00 à 22h00 pour satisfaire le maximum d'automobilistes avant l'expiration de la première date butoir. «La décision de prolonger le délai au 31 janvier 2007 a été salutaire à plus d'un titre.
«Actuellement, nous continuons d'ouvrir à 7h00 du matin mais nous fermons aux environs de 18h00», le même responsable souligne que des copies de la décision ministérielle ont été distribuées aux automobilistes afin de les rassurer, mais visiblement, cela n'arrive pas à convaincre certains qu'ils disposent d'assez de temps pour se conformer à la loi.
Au sujet de l'examen en soi, M. Djamel Krim a assuré que le contrôle classique repose sur la vérification de 9 organes, mais les examinateurs axent leur vérification sur trois points essentiels. Il s'agit du système de freinage, de la colonne de direction, ainsi que la suspension. En somme, les organes vitaux qui touchent directement à la sécurité des personnes.
A noter que les cas sujets à des contre-visites bénéficient de délais de 15 jours ou de 30 pour la réparation de l'avarie. Djamel Krim conclut qu'une fois la tranche des voitures immatriculés entre 1996 et 2000 terminée, il sera alors question de passer aux véhicules immatriculés entre 2001 et 2007. Les véhicules légers de moins de cinq années d'âge, soit immatriculés entre 2001 et 2007 sont eux aussi concernés par le contrôle technique.
C'est ce qui ressort des affirmations des responsables de l'entreprise nationale chargée du contrôle technique des véhicules Enacta. Cette mesure qui prend effet à compter du 1er janvier courant et qui s'achève au 31 mars prochain entre dans le cadre d'un programme préalablement établi.
Qualifié de cinquième et dernière opération de mise à niveau du contrôle technique, cette dernière touche toutes les voitures de tourisme dont la mise en circulation a été effectuée depuis 2001 jusqu'à 2007. En d'autres termes, même les véhicules fraîchement acquis auprès des concessionnaires sont astreints au contrôle technique.
Au même titre que les autres véhicules mis en circulation en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006. Passé cette opération , tout le parc roulant en Algérie entrera dans une phase de révision cyclique selon la tranche d'âge. Les voitures de tourisme de moins de 6 ans d'âge passeront une révision tous les 2 ans.
Pour le reste des véhicules légers, le passage se fera une fois par an. La même loi prévoit en outre un passage obligé au contrôle technique à chaque changement de propriétaire, à chaque réimmatriculation du véhicule et à chaque transformation notable. N. M.
Mais c'est quoi ça ?
On nous prend pour qui ? Un effectif de 116 agences sur 16 wilayas pour 1000 bagnoles par jours enfin...ils ont toujours besoin de créer des problemes had les habssine ou quoi?
Quand je pense à tous ceux qui vont ratter une journée ou plus de boulot 0............!!!

Raabi yestar wellah !


LUNA

