Chers lecteurs,
Oum Yasmine, était une femme qui comptait sur elle-même sans la moindre perspective de remariage.
Son premier mari était un dentiste, il avait une maison dans la banlieue d’Alexandrie, quand elle se retrouvait toute seule dans sa maison, le soir, elle pensait à ce qu’elle avait vécu avec lui, il l’a frappait, la massacrait, il buvait, et en suite il allait faire sa prière. Elle pensait à l’amour qu’elle avait pour lui. Et comment il l’a malmenait, elle pensait avoir perdu la moitié de sa vie sans Sid, sans son amour.
Elle allait vers sa cinquantaine, et elle ne se sentait pas aussi seule que lorsqu’elle était mariée avec son premier mari.
Certes elle ne vivait pas dans le grand lux, mais l’affection que Sid lui donnait suffisait à combler, tout ce qu’elle avait perdu, et ce qu’elle avait récupéré de plus cher c'était sa féminité, son amour propre en tant que femme, car quoi qu’il arrive, il faut savoir que toute sa vie avec Sid l’avait rendu plus femme. Il a fait exploser en elle cette féminité tellement rare de nos jours, car, les femmes s’endurcissent, pourquoi ? Parce qu’elles assument de plus en plus, et sans pour autant être volontaires, des rôles d’hommes.
Inconsciemment Sid lui avait fait goûter, la substance, qu’il l’avait rendu elle-même femme et petite fille en même temps, il ne le savait pas le pauvre... tellement jeune et inexpérimenté.
Il n’avait pas eu d’autre relation qu’avec Oum Yasmine.
Bien que la femme, est partout de nos jours, elle travaille dans tous les domaines, même dans la sidérurgie, mais son cœur ne bat pas moins, et son âme à besoin d’être abreuvée, par l’amour d’un homme capable de refaire d’elle, la petite fille d’entant, qui rêvait de son prince charmant tout en apprennent à cuisiner et jouer à la dînette.
Oum Yasmine, était donc de plus en plus féminine, et son instinct maternel se développait en même temps, mais paradoxalement elle ne pouvait plus avoir d’enfants hélas.
Sid était plus jeune qu’elle de quinze ans. Elle pouvait donc même être sa mère.
Elle ne pouvait plus donner d’enfant, car il était trop tard ;la ménopause était passé par là.
Et lui n’en avait rien à faire.
Tout ce qu’il voulait c’était rester avec elle, juste vivre avec elle, et même pour le temps qu’il fallait. Même mourir en suite, ce n’était pas si grave.
Ce qui était important c’était de la sentir avant de dormir, de la prendre dans ses bras avant de partir pour ses rêves de sentir sa peau frôler la sienne, mettre sa tête sur sa poitrine avant de s’assoupir, il était insomniaque, sans elle, il ne pouvait plus rêver.
Mais le temps comme je l’ai dit passe comme une flèche, empoisonnée à travers nos cœurs…
Sublata.


LUNA
