Chers lecteur bonsoir ;
Sid se baladait donc souvent avec sa future femme, mais sans la toucher, sans même penser à faire une fraction de ce qu’il faisait avec Oum Yasmine .
Oum Yasmine, une femme , de ménage, sans éducation , sans argent, rien , une petite chambre ludique, dans un coin perdu d’Alexandrie, un tabouret, une table et un petit lit en guise de fortune, une peau noircie par le temps, des dents tombés , usés, une laideur, renforcée par les jours passés, une laideur accentuée par la présence de rides qui recouvraient petit à petit son visage de femme usée par le poids de la misère.
La honte qu’elle ressentait, en regardant son enfants grandir lui aussi sans éducation, car il n’allait pas à l’école, il traînait ici et là sans but.
Oum Yasmine avait à peine de quoi le faire manger, une fois par jour, le soir, avant de dormir, comme un animal domestique.Par fois, Sid leur donnait de l’argent pour pouvoir acheter du aiche, le pain en égyptien, et d’autres ils vivaient de la charité des autres les voisins, une misère noir, mais pour Oum Yasmine, le plus important, c’était d’avoir un toit sur la tête qu’elle soit au moins protégée du froid et de la pluie, de rudes jours de l’hivers.
Les journées passaient bien sure, et se ressemblaient par la misère et la souffrance et la faim.


LUNA